Nationale 1 féminine: Manneau (Yutz) – Messaoudi (Metz), l’heure des dernières

Nationale 1 féminine Handball : Manneau (Yutz) – Messaoudi (Metz), l’heure des dernières

L’un met un terme à sa prolifique carrière, l’autre va prendre la tête d’une équipe de Ligue féminine : ce samedi, l’entraîneur yussois Francis Manneau et le responsable du centre de formation messin Yacine Messaoudi disputent leur dernier match avec leurs clubs.

Article Républicain Lorrain du 01 juin 2019
Yacine Messaoudi (à gauche) et Franis Manneau. Photos Thierry HAUUY

Leur parcours

Francis Manneau  : « Au départ, j’étais joueur, en Nationale 2. Quand j’ai commencé comme entraîneur, en 1979, je travaillais en parallèle. J’ai arrêté dans la banque en 2005 quand on est monté en D1 parce que là, il fallait être entraîneur professionnel. En mars 2009, j’ai pris la présidence du club. J’ai laissé les rênes de l’équipe en mai 2013, avant de les retrouver en février 2018. »

Yacine Messaoudi  : « Avant d’arriver à Metz il y a neuf ans, je suis passé par le centre de formation de l’US Ivry. Pour diverses raisons, des limites physiques et aussi des blessures, j’ai basculé dans l’entraînement à Ivry. J’ai aussi entraîné le pôle de Chartres. À Metz, je suis responsable du centre de formation mais j’ai aussi été adjoint, en Ligue féminine, de Sébastien Gardillou, Sandor Rac, Jérémy Roussel… »

Leur meilleur souvenir

F. M.  : « Lorsqu’on est monté en D2, en 1999-2000. Le groupe de l’époque ressemblait un peu à celui de cette année : une grande majorité de joueuses était issue de la région. Monter en D2 était un événement pour la ville. Dans ma carrière, il y a surtout eu des bons moments. »

Y. M.  : « Plutôt que de sortir un événement, je pense que Metz est la période la plus heureuse de ma vie : en tant qu’homme ( je me suis marié, j’ai eu des enfants ), et comme entraîneur. J’ai été épanoui pendant ces neuf ans. »

Leur pire souvenir

F. M.  : « Quand je me suis fait virer en 2007. J’avais mené le club à un certain niveau, c’était notre troisième saison en D1, et j’étais salarié. Des dirigeants n’ont pas été clairs. Je l’ai très mal vécu, j’ai estimé être trahi par certaines personnes. Mais au bout de quelques mois, c’était passé. »

Y. M.  : « Il n’y a pas vraiment de pire souvenir. Mais c’est vrai que la première saison a été très compliquée. Il fallait s’adapter à une nouvelle vie, un nouvel environnement. »

Ce qu’ils pensent l’un de l’autre

F. M.  : « J’ai appris à connaître Yacine au fur et à mesure des saisons. Quand il est arrivé à Metz, le centre de formation vivotait. Il n’y avait pas beaucoup de résultat, ni l’excellence de la formation qu’il a mise en place. Yacine a fait un super boulot, il sait dénicher des joueuses de talent. Si on lui donne les moyens, je suis sûr qu’il réussira à Paris. »

Y. M.  : « Francis fait partie de ce que j’appelle les dinosaures. Il a une expérience incroyable avec un vécu dans pratiquement tous les corps de métiers. Il a beaucoup de compétences. »

Et maintenant

F. M.  : « On s’est stabilisé financièrement, on construit, on repart avec un groupe jeune qui a beaucoup progressé. J’espère retrouver la D2 dans les deux, trois ans avec des jeunes formées dans le coin. Mais je ne serai plus l’entraîneur, ce sera Gilles Boutialli. Moi, je reste président pour essayer de mieux structurer le club. »

Y. M.  : « Je pars à Paris 92 avec un bagage important parce que j’ai appris beaucoup de choses ici. C’est une nouvelle expérience, un challenge sympa à relever. Je prends cela avec beaucoup de philosophie et d’excitation. »

Yutz – Metz (2), 20h30 au gymnase Saint-Exupéry

M. T.

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