France – Monténégro : Amandine Leynaud star de Gentilly

France – Monténégro : Amandine Leynaud star de Gentilly

Article Républicain Lorrain du 5 décembre 2018

Amandine Leynaud a renvoyé, en trente minutes, les Monténégrines à leurs études. Photos Patrice SAUCOURT et Pierre MATHIS

Amandine Leynaud surnommée « Doudou », a réussi une première mi-temps exceptionnelle pour mettre les Bleues sur orbite. Gentilly a vibré aux exploits de la gardienne de l’équipe de France.

France – Monténégro
25-20

D’arrêts réflexes en cabrioles, elle les a tout simplement écœurées. Dans un état de grâce sublime, mais sans en rajouter pour garder une concentration extrême, Amandine Leynaud a renvoyé, en trente minutes, les Monténégrines à leur place. Sa ligne de stats à la pause laissait déjà rêveur : sept arrêts sur 15 tirs et deux penaltys de Bulatovic et Jaukovic. Le tout pour seulement huit buts encaissés en une période (16-8).

Que dire de plus ? Les chiffres parlent aussi en handball, même si Gentilly, en connaisseur, n’eut pas besoin de stats pour glorifier la performance de la gamine d’Aubenas, arrivée à 18 ans à Metz pour y rester huit saisons. « Doudou, Doudou, Doudou… » se mit à chanter très tôt le public nancéien, chaud comme la braise lorsqu’Amandine stoppa une contre-attaque de Mehmedovc seule à 7 m.

« Doudou », c’est bien sûr le surnom d’Amandine Laynaud, championne du monde aujourd’hui gardienne de Györ, l’équipe hongroise championne d’Europe des clubs. Surnom qui colle à la peau de « maman Amandine », celle qui avec sa compagne coule des jours heureux en famille, le regard protecteur et attendri sur ses jumeaux Mila et Marcel.

« On jouait notre vie »

Mais dans la vie d’Amandine Leynaud, il y a celle qui, à 32 ans, s’épanouit auprès des siens et il y a celle qui, en gigotant dans ses buts, hante les nuits de tous les gros bras du Vieux Continent.

Choix logique d’Olivier Krumbholz, Amandine garda sa place après le repos, continua son festival (10/25) avant de passer le témoin à Laura Glauser après quarante-deux minutes de jeu : « On a un effectif varié et riche. Olivier sait l’utiliser au bon moment. »

Toujours debout, prête à glisser à l’oreille de Laura le petit conseil en plus, Amandine Leynaud finit le match comme un coach des gardiens, justement son projet professionnel à la Fédération.

Le Monténégro, qui ne voulait pas mourir, réussit bien à revenir à trois buts (20-17, 50e ). Gentilly se mit à gamberger jusqu’à ce qu’Estelle Nzy Minko, l’autre « Hongroise » en bleu, délivre définitivement la France, en mettant au supplice la pauvre Rajcic dans ses buts.

À l’autre bout du terrain, toujours debout devant son banc, Amandine Laynaud pouvait exulter. Au revoir et merci Nancy ! Bonjour Nantes et le Danemark, qui a perdu contre la Serbie : « C’est la première chose que j’ai demandée en rentrant dans le vestiaire. Je vais un peu me reposer mais très vite, je vais penser au Danemark. Ce soir, on jouait notre vie. Maintenant, on va jouer pour gagner l’Euro… »

Gilles GAIHIER

 

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