Euro 2018 : les Bleues ont tout pour elles

Euro 2018 : les Bleues ont tout pour elles

Sereine et séduisante, l’équipe de France entame le tour principal de son Euro, ce jeudi face au Danemark (18h), dans une position presque idéale.

Article Républicain Lorrain du 6 decembre

Dans des matches que Camille Ayglon devine « serrés » et « déterminants », les Bleues n’ont plus qu’un objectif : filer vers les demi-finales. Photo L’EST REPUBLICAIN/Alexandre MARCHI

Dans des matches que Camille Ayglon devine « serrés » et « déterminants », les Bleues n’ont plus qu’un objectif : filer vers les demi-finales.  Photo L’EST REPUBLICAIN/Alexandre MARCHI

« Elles m’ont bluffé ! » En 17 ans à la tête des Bleues, Olivier Krumbholz en a vu d’autres. Et pourtant… Le sélectionneur français a été ébloui par les deux récitals de ses joueuses au tour préliminaire de l’Euro, à Nancy. « En termes de qualité, c’est exceptionnel », résume-t-il. « Je m’attendais à une montée en puissance progressive. Elle a été extraordinaire. Quand on domine à ce point en défense, on est irrésistible. »

Les championnes du monde ont trimballé toutes les certitudes jusqu’à Nantes, hier. C’est là, dans l’impressionnante Hall XXL (8400 places), qu’elles doivent prolonger la plénitude ambiante. « Nos dernières prestations nous donnent beaucoup de force », apprécie l’expérimentée Camille Ayglon. « Il y a un sentiment de constance, une vraie sérénité. C’est ce qui va nous permettre de rester stables dans les matches qui arrivent. »

L’arrière droit les devine « très serrés » et « déterminants ». Celui face à Danemark, ce jeudi soir, le sera forcément. Candidates au podium, les Scandinaves ont manqué une occasion en or en s’inclinant mardi devant la Serbie. Sûres d’elles, parfois un peu trop, « elles voudront réagir », anticipe Olivier Krumbholz. « C’est une équipe qui a du bras, qui défend en homme à homme et essaie de jouer dur. Mais on est prêt à les contrer, on sait ce qu’on doit faire », assure le coach messin, qui s’appuiera sur la victoire acquise en Golden League (22-20) il y a tout juste deux semaines.

Le contrat est clair, dans ce tour principal : « Si la France gagne tous ses matches, elle n’aura pas d’ennuis mathématiques. » Et elle verra Bercy à coup sûr. Après le Danemark, il faudra dompter la Suède d’Isabelle Gullden et la Serbie d’Andrea Lekic, deux des plus grandes stars de cet Euro. « Les trois adversaires se valent » et aucun n’offrira un succès facile.

Mais les Françaises ont tout pour se sortir de la poule et viser un quatrième podium international d’affilée. « On fait déjouer nos adversaires, c’est notre marque de fabrique », explique le sélectionneur. « On les bloque là où ils excellent », confirme Camille Ayglon. « Il peut encore se passer plein de choses mais on a plein de dispositifs de secours, plein de choses qu’on n’a pas encore testées », avance Estelle Nze Minko. « On a la chance d’avoir plusieurs joueuses différentes, toutes capables d’être puissantes et décisives. Pour les autres, ça va être usant », promet la meneuse de jeu Grace Zaadi.

L’info

L’équipe de France s’est qualifiée à trois reprises pour les demi-finales d’un championnat d’Europe. À chaque fois, elle avait concédé une défaite au premier tour. En 2002 et 2006, les Bleues étaient même tombées une seconde fois dans la phase principale. Elles ont donc encore toutes les cartes en main, malgré leur revers initial contre la Russie.

A Nantes, Laura MAURICE

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