D2F: Yutz et Leïla Hadi font leurs adieux à la D2

L’ex-internationale algérienne Leïla Hadi a vécu toute l’aventure de Yutz en D2, depuis 2011. Elle jouera le dernier match de la saison à domicile ce samedi, avant l’inévitable descente en Nationale 1.

Leïla Hadi : « Psychologiquement, c’est chiant cet enchaînement de défaites, surtout quand on a une âme de compétitrice. » Photo Pierre HECKLER

Dans huit jours, Yutz fera ses adieux à la Division 2. Le club a eu le temps de s’y préparer, condamné d’avance par les difficultés financières et les sanctions administratives. Leila Hadi, 34 ans, a connu les plus belles années avant la dégringolade. L’ancienne joueuse de Metz et Issy veut surtout « se faire plaisir » pour la dernière à domicile, ce samedi.

Comment vivez-vous cette fin de saison, avant la relégation annoncée en Nationale 1 ?« Collectivement, on a surtout envie de bien faire. Il y aura beaucoup de départs cet été, il faut se faire plaisir une dernière fois devant notre public. »

Vous avez traversé de longs mois sans victoire, des aléas extra-sportifs, l’éviction de votre entraîneur… Réussissez-vous à tirer du positif de cette année ?« En débutant la saison avec un handicap de 16 points (pour une mauvaise gestion financière et un retard administratif) , on savait que ce serait quasiment mission impossible. Ça a été un bel apprentissage pour les filles, les plus jeunes. Moi, j’arrive en fin de carrière, j’ai essayé d’apporter mon expérience. Il y avait du plaisir à prendre sur le terrain malgré tout. »

 

Comment le collectif a-t-il vécu tout cela de l’intérieur ?

« Psychologiquement, c’est chiant cet enchaînement de défaites (2 victoires, 1 nul en 20 matches) , surtout quand on a une âme de compétitrice. Mais on avait un groupe tellement jeune… Et il y a une bonne ambiance. On rigole beaucoup. Les difficultés n’ont jamais altéré l’entente du groupe. »

 

Quels moments forts retenez-vous de cette aventure en D2 ?

« Il y a trois ans, on avait terminé troisième, en étant invaincu toute la première partie de saison. On gagnait tout, c’était magique. »

Comment voyez-vous l’avenir ?

« J’aimerais que le club remonte tout de suite mais ce sera compliqué. Ce sera une saison de transition. Il y a du niveau en N1 et le club doit se reconstruire financièrement, sans pouvoir recruter. Il faudra travailler avec les filles qui sont là. Moi ? Je peux tenir encore une saison ou deux. Je suis en pourparlers avec le président. J’ai aussi eu des contacts ailleurs mais je suis d’ici, je ne souhaite pas forcément partir ! »

Yutz – Octeville-sur-Mer samedi (20h30)

Source républicain Lorrain du 11 mai

Photo Pierre HECKLER

 

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