Elles ont évolué dans le même club, Yutz, entre 2010 et 2014. Jamais dans la même équipe. Pendant que Maïlys Vandevoorde ( 25 ans aujourd’hui ) se faisait un prénom sur l’aile gauche, au temps où les Mosellanes concurrençaient les meilleures en D2, Corentine, sa petite sœur (21 ans), se formait avec les -18 ans.

Lorsque la cadette a débuté chez les grandes, en septembre 2015, l’aînée entamait sa deuxième saison à Bouillargues, près de Nîmes. Un déménagement motivé par les études et qui a abouti à sa titularisation comme prof des écoles.

Issues d’une famille ardennaise sportive ( mère basketteuse, père joueur de pétanque ), la rousse Corentine et la brune Maïlys font carrière à part. Mais la distance entre l’Est et le Sud n’a jamais rompu le lien « fusionnel » entre elles. « On se raconte souvent nos matches », explique la première, qui travaille dans un cabinet d’études. « On s’appelle au moins deux fois par semaine, en caméra », enchérit la seconde.

« Envie de la titiller sur le terrain »

La technologie rapproche. La montée de Bouillargues en D2, l’an passé, encore plus. Le premier ‘‘Vandevoordico’’ s’est joué dans le Gard, le 11 novembre dernier. Chacune l’a abordé en fonction de sa personnalité. « C’est plus compliqué pour moi d’affronter ma petite sœur », concède Maïlys la sentimentale. « Mailys est une adversaire comme une autre », réplique Corentine la réfléchie. « Aucun traitement de faveur, surtout quand c’est ma sœur. J’ai encore plus envie de la titiller sur le terrain ! » Pas assez, ce jour-là, pour l’empêcher de gagner (30-22).

Le match retour, ce samedi, approche. Pour Maïlys, il portera on ne peut mieux son nom. « Ça fait quatre ans que je n’ai pas mis un pied sur le terrain à Yutz. Je vais retrouver certains supporters que je connais, mon ancien coach Francis ( Manneau ), et il y aura Coco. Si je lui fais un ou deux un contre un, je serai contente, mais on en rigolera ! »

D’autant qu’après la rencontre, les sœurs Vandevoorde rentreront ensemble à Bouillargues, par la grâce des vacances de printemps…

 

Yutz – Bouillargues, samedi (20h30) au gymnase Saint-Éxupéry

 

Laurent HOPPE

Source Républicain Lorrain du 18 avril 2018