pures héroïnes, les Yussoises !

A la douzième journée, Yutz signe sa première victoire de la saison. En renversant en beauté Mérignac, co-leader submergé par la furie bleue.

Priscilla Dalleau.

YUTZ – MERIGNAC : 33-31 (16-13)

105 spectateurs. Arbitres : Mmes Montella et Soulet.

YUTZ. Gardiennes  : Dalleau (13 arrêts en 40 mn) puis Zarraï (3 arrêts en 20 mn). Abdellahi (cap.) 5/8 (0/1 penalty) ; Entringer 5/8 (3/4 penaltys) ; Hadi 8/11 (2/3 penaltys) ; Pelé 1/2 ; Sias 2/3 ; Tomé ; puis Dabo 6/8 ; Garaudel 1/3 ; Grenu 0/2 ; Kassouh 5/7 ; C. Vandevoorde 0/1. Exclusions : Sias (9e ), Tomé (44e ), Garaudel (49e ). Entraîneur  : C. Fratini.

MERIGNAC. Gardiennes  : Balzinc (12 arrêts en 55 mn, dont 2 penaltys) puis Nganmogne (5 mn). Bulucua 2/3 ; Degoué 0/1 ; Grollier 3/4 ; Nicolas 6/9 (1/1 penalty) ; Olivar 8/10 (4/4 penaltys) ; Serna 0/2 ; puis Bilbao 8/18 ; Derrien ; Dreyer ; N. Keita (cap.) 4/8. Exclusions  : Olivar (14e ), Derrien (33e ), N. Keita (60e ). Entraîneur  : R. Benedetto.

 

Yutz et la victoire, c’est comme un automobiliste en quête d’une place de parking libre. A force de tourner autour, on finit bien un jour par tomber dessus. Si près du but contre Noisy-le-Grand (29-30), il y a quinze jours, la lanterne rouge a décroché ce samedi son premier succès cette saison. Et bien au-delà. Le précédent datait du 25 mars 2017, face à Aunis (34-30). Dix-huit matches plus tard, Sabrina Abdellahi et sa bande ont redécouvert l’extase. « C’est une victoire de héros, du pur bonheur , jubile la capitaine. On a fait un trop bon match. »

Son scénario déroutant, épique jusqu’au penalty décisif de Leïla Hadi (33-31, 59’29’’), a renforcé Christophe Fratini dans son intime conviction. « Notre problème , exposait l’entraîneur la veille du match, c’est qu’on se met au niveau de notre adversaire. Les gros matches, on les fait contre les équipes de haut de tableau. »

« Yutz a bien progressé »

Premier ex-aequo avant la rencontre, battu une fois auparavant (contre Celles, le 6 janvier), Mérignac en est un des plus beaux spécimens. Du moins, quand sa meilleure buteuse, Audrey Bruneau, soutient l’édifice. L’ex-arrière internationale forfait en Moselle, les Louves ont senti le casse possible. D’où leur culot monstre en première période.

Leur meilleure réponse au jeu placé académique des Girondines, c’était la contre-attaque. Ainsi, par deux fois, trois passes ont suffi pour s’ouvrir le chemin de la cage adverse, par ailleurs bien gardée par Balzinc.

Priscilla Dalleau a fait plus que soutenir la comparaison. En sortant trois tirs de Keita en deux minutes, un autre de l’athlétique Bilbao à cent secondes du terme, la gardienne (13 parades, 43 %) est bel est bien de retour aux affaires. Au désespoir du coach girondin, froissé d’avoir vu ses joueuses menées de sept buts (24-17, 40e ). « On a attendu la 40e minute pour avoir un état d’esprit combatif , grimace Raphaël Benedetto. On s’est contentés de jouer techniquement, pas dans l’adversité. Yutz a bien progressé, nous n’avons pas fait notre part du travail. »

Les locataires de Saint-Exupéry, battues 40-28 à l’aller, auraient fait n’importe quoi pour sortir du cercle vicieux. Alors, Manon Entringer a claqué un hat-trick à la reprise. Alice Tomé a arraché un ballon au sol à Bulucua, comme si c’était de la pâte à tartiner à -70 %. Et Jena Kassouh, formée dans la tanière, a inscrit les buts qui comptent double (30-27, 56e puis 31-29, 58e ). Audrey Bruneau, blessée à la cheville, a apprécié l’exploit.

Source : R.L. du 29 Janvier 2018

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