« Et à la fin, c’est Yutz qui perd »

Avant le match à Octeville ce dimanche, Christophe Fratini, l’entraîneur de Yutz, livre ses vœux pour 2018. Une victoire lui suffirait.

Une saison sans victoire, c’est très dur.

Yutz attend la victoire depuis neuf mois et quinze rencontres. Condamnée d’avance par des sanctions administratives et un groupe trop «  immature  » pour la D2, l’équipe de Christophe Fratini vit une saison cauchemardesque. Entre espoir et résignation, l’entraîneur lorrain exprime ses souhaits pour l’année 2018.

« Apprendre à se faire mal »

« On n’est jamais loin de nos adversaires mais on perd tout le temps (9 matches, 9 défaites cette saison). À chaque fois, on a l’impression de toucher le Graal du doigt. Et à la fin, c’est toujours Yutz qui perd. Le manque de maturité n’excuse pas tout. Pour ce premier match de l’année à Octeville, j’aimerais que les filles comprennent qu’avoir du talent, ça ne suffit pas. Il faut mettre le bleu de chauffe. Il nous manque peut-être de la volonté par moments. La victoire n’arrivera jamais toute seule. Il faut la vouloir, travailler pour, être solidaire, aller aider la copine, apprendre à se faire mal. Sinon, ça ne marchera pas. »

« Être raisonnable »

« Pour la suite, mon premier vœu serait que les gens de Yutz, les joueuses, les dirigeants, soient raisonnables. Oui, Yutz a joué en D1. Mais aujourd’hui, la donne n’est plus la même. Il y a des contraintes économiques qui font que ce n’est plus possible. Il faut arrêter de vivre dans le passé. »

« Gagner un match »

« Si je suis plus terre à terre, je nous souhaite de gagner au moins un match cette saison. Les filles le méritent. Depuis le mois d’août, on leur demande beaucoup à l’entraînement. C’est énormément de sacrifices. Ce serait bien qu’elles gagnent. Une saison sans victoire, moralement, c’est très dur. »

« Rebondir en N1 »

« À plus long terme, retrouver la N1 sera, je pense, une bonne chose. Je l’ai toujours dit : aujourd’hui, c’est une ineptie qu’on joue en D2, avec le groupe que l’on a, avec les difficultés du club… Mon avenir à moi ne compte pas. Ce que je voudrais, c’est retrouver ce qui faisait la force de Yutz, de la formation, des jeunes. Que des joueuses lorraines puissent jouer à un bon niveau en ayant été formées ici. J’aimerais que le club devienne une pépinière de talents, que l’on pourrait lancer à Metz ou dans d’autres équipes. Yutz l’a déjà fait il y a quelques années et il est même monté en première division. Donc c’est possible ! »

Source : R.L du 7 Janvier 2018

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