Yutz encore trop juste

Yutz – Rennes : 24-34

Comme à Mérignac, la défense des Louves a bu la tasse contre Rennes.

La performance rennaise contre Celles-sur-Belle, relégué de LFH (23-22, il y a huit jours), n’était pas un coup de chance. Pas plus que la lourde défaite de Yutz à Mérignac (40-28) n’était un accident. L’envol réussi des Bretonnes, la porosité défensive des Mosellanes, se sont confirmés à Saint-Exupéry, hier soir. Alors que les joueuses d’Ille-et-Vilaine ont enchaîné une deuxième victoire de suite, pris leurs quartiers en tête avec Mérignac, Yutz a eu confirmation que les travaux d’étanchéité prendraient du temps.

C’est pratiquement un copier-coller de la semaine dernière , constate l’entraîneur, Christophe Fratini. Comme en Gironde, effectivement, ses joueuses ont calé au démarrage. Deux tirs d’arrières (Franssen en extension, Betzer en appui), une contre-attaque d’Allamelou, et Rennes était déjà hors de portée (0-3, 2’12 »). Les prémices d’un cavalier seul, sublimé par une excellente relation arrière-ailière gauche. Au bas mot, Louison Boisorieux a distillé une demi-douzaine de passes décisives à Adeline Allamelou. Une vraie capitaine de soirée, l’ancienne latérale de Saint-Maur (9/12).

Les visiteuses n’ont pas été irrésistibles, loin de là (18 pertes de balle, autant que Yutz). Simplement plus réalistes, plus aguerries que les mousses de Christophe Fratini. Ainsi, l’arrière gauche Ninon Pora, qui avait disputé l’Euro U18 le mois dernier, disputait ce samedi son deuxième match de D2. L’attelage novices-expérimentées paraît encore bien fragile. Les filles s’investissent, mais ça n’apparaît pas dans le match. C’est la triste réalité de la D2 , souligne Fratini.

Cruelle, aussi, parfois. A la 43e , alors que le passif était encore surmontable (16-20), Jena Kassouh a pris deux fois deux minutes, par excès de fougue. Derrière, Pora l’a rejointe sur le banc. A quatre contre six, Yutz a maintenu l’écart (18-22, 45e ). Avant de dévisser pour de bon (19-27, 53e ), et d’aligner un troisième match sans victoire face à Rennes (nul et défaite la saison passée). On savait que jusqu’en décembre, on mangerait notre pain noir , dit Fratini. Maintenant, il faut s’accrocher. Les filles ne doivent pas avoir honte. Ma crainte, c’est qu’elles baissent les bras. Des attitudes à surveiller à Celles, samedi prochain.

Source : R.L du 17 Septembre 2017

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